Murat Jean-Louis.
Auteur-compositeur-interprète né en 1960 dans le Puy-de-Dôme, Jean-Louis Murat enregistre,
entre 1980 et 1984, quelques disques qui demeurent confidentiels, mais ne passent pas inaperçus des critiques, notamment une composition très sombre, Suicidez-vous, le peuple est mort. En 1989, l'album " Cheyenne Autumn " contient son premier tube, Si je devais manquer de toi. Avec le succès de " Manteau de pluie " en 1991 et de " Vénus " en 1993, ce beau ténébreux émule de Leonard Cohen, affirme son style, romantique et tourmenté, avec une touche de cynisme désabusé. Sa voix est
sensuelle, son spleen, envoûtant. Après avoir composé pour la grande Jeanne Moreau, Jean-Louis Murat a sorti en 1995 un album " live " contenant neuf titres inédits, dont Saint-Ex, Johnny Frenchman et la reprise de Suicidez-vous, le peuple est mort. Cet album sans concessions met en valeur les qualités du compositeur et de
l'interprète. L'ermite auvergnat se révèle le parrain de la nouvelle génération de chanteurs tels que Silvain Vanot. En 1996, l'album " Dolores "
exprime la douleur du tourment amoureux en mêlant le rap aux chansons de troubadours du XIIIem siècle. Le blues-man auvergnat n'a pas poussé sa dernière plainte...
Moustaki Georges.
Auteur-compositeur-interprète né en 1934 en Egypte. Arrivé à Paris en 1951, il est
journaliste puis barman, commence à composer. Catherine Sauvage reprend ses chansons et l'encourage à les interprèter lui-même. En 1957, il rencontre Edith Piaf, l'accompagne aux Etats-Unis et,
surtout, lui écrit Milord, qui sera un de ses plus grands succès. Dix ans plus tard, c'est pour Serges Reggiani, qui les enterprétera
magnifiquement, qu'il écrit ses chansons les plus belles et les plus poignantes : Sarah, Ma liberté, Madame, Barbara chante avec lui La Dame brune, Juliette Gréco puis Pia Colombo mettent ses chansons à leur répertoire. Son heure d'interprète arrive en 1969 avec Le Métèque, une ballade autobiographique qui remporte un succès foudroyant. Il apparaît enfin sur scène, bohème au charme imparable, regard délavé, voix douce
et monocorde. Dans les années 80, il exprime sa passion pour la musique brésilienne (Bahia, Nous avons le temps),puis se fait plus rare sur la
scène française : quelques récitals de temps à autre qui réjouissent un public de fidèles. Il sort un nouvel album en 1996, " Tout reste à dire ".
Enzo chante avec lui Des mots démodés, Nilda Fernandez, Demande de réparation pour dommages de
guerre.

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